... au pain

La veille de la cuisson du pain, on fait le levain avec de la pâte prélevée sur la dernière fournée. Pétri avec un peu de farine et d’eau, le levain est mis en attente jusqu’au lendemain.
Va alors commencer le travail dans le pétrin : on verse sur le levain, la farine, l’eau et le sel, et l’on brasse cette pâte. La pâte qui travaille va alors se lever.
On fabriquait son propre pain toutes les deux semaines environ en été. En hiver, on espaçait les cuissons puisqu’il était plus difficile de faire chauffer le four. Les cuissons s’espaçaient toutes les trois semaines ou tous les mois, voire plus encore.
Après avoir préparé la pâte, celle-ci était répartie dans des panetons que l’on portait au four. Certains pouvaient avoir un petit four familial, mais, le plus souvent, on faisait cuire le pain dans le four du village – le four banal – que chaque famille pouvait utiliser à tour de rôle. Ce tour variait de manière que ce ne soit pas toujours la même famille qui allume le four, opération coûteuse en bois.
On enfournait la pâte à l’aide d’une grande pelle de bois.
On distinguait le « pain noir », pain de seigle qui était celui des paysans, du « pain blanc », pain de blé, pain des riches ou bien des jours de fête, en particulier la période de Noël, pour les autres.
Alors que la consommation moyenne par adulte et par jour est aujourd’hui d’environ 150 grammes de pain, nos ancêtres pouvaient en consommer jusqu’à un kilo et demi, soit dix fois plus. C’était donc la base de l’alimentation et l’on comprend que les jours sans pain pouvaient sembler très longs.

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Le pétrin

dscn3378.jpgLa grande pelle à enfourner

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un bât d'homme pour le transport du pain

Le four domestique de l'archevêché, élément indispensable à cette présentation de la thématique du pain.

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Les marques à pain

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Le ratelier pour le pain

Les paysans d’autrefois expliquaient à leurs petits-enfants qu’il ne fallait pas jeter le pain car, pour fabriquer un morceau de pain, c’est une longue histoire qui demande beaucoup de travail.
Pour faire du pain, il faut de la farine, de l’eau, du sel et de la levure. Tu sais que la farine est fabriquée par le meunier dans le moulin. Le sel et l’eau sont des éléments bien connus. La levure ou le levain, c’est ce qui va transformer une partie de la farine en gaz que la pâte retient sous forme de bulles, ce qui va la faire gonfler comme un ballon.
Ce qui montre bien l’importance du pain, c’est le fait que ceux qui partagent le même pain s’appellent des « copains » ou des « compagnons ».

Dans un bâtiment aujourd'hui disparu qui se trouvait dans l'actuel parc, à l'est du musée, on cuisait le Pain de Mai, un symbole fort de la solidarité d'autrefois.

Après avoir parcouru toutes ces étapes, il ne reste maintenant qu'à entrer dans l'intérieur savoyard.